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En tant qu’investisseur, la pression fiscale peut très vite constituer un frein au déroulement de vos projets. Pourtant, il est bel et bien possible de payer moins ou pas du tout d’impôts sur une durée indéterminée. En effet, la législation française prévoit un certain nombre de dispositifs permettant aux uns et autres de défiscaliser selon leur statut et leur type d’investissement. Découvrez ici 9 astuces pour payer moins d’impôts et/ou vous en débarrasser totalement pendant plusieurs années.

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Utiliser la technique du déficit foncier

La technique du déficit foncier est l’une des meilleures astuces pour payer moins d’impôts. Elle passe par l’investissement dans un bien immobilier ancien qui doit être rénové. Une fois les travaux terminés, il faudra mettre en location le bien nu (non meublé) pour bénéficier des avantages fiscaux. Ces derniers permettent de déduire de vos loyers, les charges réelles, ainsi que le coût des travaux.

Le déficit foncier est créé lorsque vos charges (y compris les travaux réalisés) sont supérieures aux loyers que vous percevez. La technique du déficit foncier vous permet alors d’annuler la totalité des impôts sur les loyers perçus. Elle est seulement valable si la location se fait sur la propriété nue (non meublée).

Aussi, cette technique vous donne la possibilité de déduire du déficit foncier, les autres revenus imposables avec un plafond de 10 700 euros par an. De plus, s’il y a un supplément de déficit non déduit, il peut être rapporté sur les années suivantes. Toutefois, entretenir ce déficit nécessite l’investissement régulier dans de nouveaux biens nécessitant des travaux.

Investir dans la location meublée pour réduire ses impôts

La location meublée est un autre tip pour réduire ses impôts. Pour y investir, vous avez le choix entre deux statuts. Il s’agit de la location meublée non professionnelle (LMNP) et de la location meublée professionnelle (LMP). Le premier statut vous concerne si l’activité est attribuée à titre patrimonial et accessoire. Quant au second statut, il concerne les activités à titre principal.

Quel que soit le statut pour lequel vous optez, vous devez acheter un ou plusieurs biens immobiliers pour ensuite les louer en meublé. La location meublée non professionnelle est la plus accessible des deux. Toutefois, avec un tel statut, la recette locative est plafonnée à 23 000 euros.

En suivant ces conseils pour payer moins d’impôts, vous êtes en mesure d’amortir le bien immobilier acquis sur 20 ans et les équipements garnissant le logement sur 7 ans. L’amortissement vient en déduction des loyers perçus et de toutes les charges généralement déductibles en immobilier.

Autrement dit, vous avez la possibilité de parvenir à n’avoir aucune imposition sur votre investissement immobilier.

A lire aussi : Acheter un appartement pour le louer tout en défiscalisant ses revenus.

Investir dans la nue-propriété d’un bien immobilier

Si vous souhaitez investir dans un bien immobilier neuf ou rénové, la nue-propriété est une excellente idée. De plus, cela vous donne droit à une décote très attrayante sur le prix d’acquisition du bien. Pour cela, commencez par acheter le bien en démembrement.

Laissez ensuite son usufruit à un autre investisseur ou bailleur social durant 10, 15 ou 20 ans. Ici, l’usufruit se définit comme le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus (sans en être propriétaire). Il est valable la période de démembrement. Une fois la durée du contrat écoulée, vous pouvez récupérer votre bien ainsi que l’usufruit.

Ce tip pour réduire ses impôts fait de vous le propriétaire du bien immobilier avec une diminution intéressante du prix d’acquisition. Elle permet aussi de vous débarrasser de l’impôt avec le démembrement de propriété. Cela s’explique simplement par le fait que vous ne percevez aucun revenu durant la période de démembrement. Vous n’en êtes donc tout simplement pas imposable.

Investir dans certains fonds pour défiscaliser

Dans le but de financer le développement des sociétés non cotées, les FCPI et FIP ont été mis en place. Ce sont des acronymes respectivement pour Fonds communs de placement pour l’innovation et Fonds d’investissement de proximité.

Si vous optez pour les Fonds communs de placement pour l’innovation, votre réduction d’impôt est de 18 % des versements effectués. Toutefois, la réduction est plafonnée à 12 000 euros pour une personne seule et 24 000 euros pour un couple.

défiscaliser ses revenus

Cela dit, il faut préciser que cette astuce pour payer moins d’impôts est valable à une condition. Les parts doivent être conservées durant au moins 5 ans. Sinon, vous perdez l’avantage fiscal et devez rembourser la réduction d’impôt que vous avez obtenue.

Opter pour un plan épargne en actions

En plus de vous aider à diversifier vos placements, le plan épargne action (PEA) est un excellent outil de défiscalisation. Avec une telle option, vous pouvez investir sur les marchés en bourse. Au bout de 5 ans de détention d’un compte, vous pourrez être exonéré sur les plus-values réalisées. Vous n’êtes pas obligé d’alimenter le compte régulièrement et le versement maximal est de 150 000 euros.

Par ailleurs, suivre ce conseil pour payer moins d’impôts permet aussi de préparer sa retraite. Au bout de 8 ans, vous avez la possibilité de transformer votre capital en rente viagère. Cette rente est totalement exonérée d’impôts, mais demeure soumise aux prélèvements sociaux.

Aussi, si vous procédez au retrait anticipé d’un PEA, les taux d’imposition ne sont plus majorés. Cela concerne les retraits effectués sur un PEA de moins de 2 et 5 ans. La loi Pacte vous permet de retirer avant 8 ans et d’effectuer de nouveaux versements en cas de rachat partiel sans conséquence.

Placer son argent dans l’assurance-vie

Derrière la pierre, l’assurance-vie occupe une place de choix en matière de tips pour réduire ses impôts. En plus de sa souplesse et de ses avantages, les produits et intérêts capitalisés sont exonérés d’impôts tant que le contrat subsiste.

De plus, après 8 ans de détention, tous les retraits et rachats sont à leur tour exonérés. Si vous effectuez des retraits ou des rachats durant les huit premières années, ils sont taxés à 35 % puis à 15 % (entre 5 et 8 ans). Profiter des avantages fiscaux de l’assurance-vie est donc une question de patience.

Par ailleurs, un abattement d’impôts vous permet d’échapper à la taxation des plus-values réalisées sur les contrats. Il s’agit d’un montant de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple. L’abattement n’est valable qu’au bout de 8 ans de contrat d’assurance-vie.

Opter pour le plan d’épargne retraite

Au-delà même d’une astuce pour payer moins d’impôts, le plan d’épargne retraite vise à faciliter la gestion de votre plan d’épargne. Il englobe tous les autres produits d’épargne retraite tels que le PERCO, la loi Madelin et le PERP (plan d’épargne retraite populaire). Les avantages fiscaux s’appliquent à trois types de versement.

Astuces pour payer moins d’impôts : les versements volontaires

Qu’il s’agisse d’un PER individuel, collectif ou obligatoire, les versements volontaires peuvent être déduits des revenus imposables. Le plafond appliqué à chaque membre du foyer fiscal est le plus élevé de deux montants.

Le premier représente 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, nets de cotisations sociales et de frais professionnels, dans la limite de 8 fois le PASS. Le second représente 10 % du montant annuel du PASS, s’il est plus élevé.

Les versements obligatoires

Pour les PER d’entreprise (PERCAT ou PERCOL), les versements obligatoires sont déductibles des bénéfices imposables. De plus, ces versements sont exclus de l’assiette des cotisations de Sécurité sociale propre à chaque assuré. Cela constitue un bon tip pour réduire ses impôts si vous êtes l’employeur.

Le plafond appliqué est de 5 % du PASS ou de 5 % de la rémunération annuelle brute du salarié (prise dans la limite de 5 PASS). Cependant, en tant qu’employeur, vous devez vous acquitter d’un forfait social au taux de 20 ou 16 %.

L’épargne salariale

Si vous optez pour une épargne salariale, vos primes de participation et d’intéressement sont exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Cette exonération s’élève à 75 % du PASS si les primes sont versées dans un PER d’entreprise collectif (PERCOL) ou obligatoire (PERCAT).

En tant qu’employeur, votre abondement versé dans un PERCOL est exonéré d’impôts sur le revenu et de cotisations sociales. L’exonération s’élève à 16 % du PASS. De plus, les autres versements de l’entreprise et les droits issus du CET et de jours de repos non pris sont exonérés d’impôt et de cotisations sociales. Les limites sont fixées en fonction du type de sommes versées.

Le report de l’avantage fiscal sur le moment de sortie

Vous n’êtes pas obligé d’appliquer la déduction fiscale sur l’impôt à l’entrée pour un PER individuel. En effet, vous pouvez reporter l’avantage fiscal au moment de la sortie. Avec un PERCAT ou PERCOL, le renoncement à la déductibilité des versements allège votre fiscalité à la sortie. Vous ne serez donc imposé que sur les plus-values réalisées.

Toutefois, il faut préciser que cette astuce pour payer moins d’impôts ne correspond pas à tout le monde. Il est plus conseillé si vous possédez un haut taux marginal d’imposition (supérieur à 11 %). En effet, plus vous versez d’argent sur votre PER, plus la déduction fiscale est avantageuse.

Opter pour un Plan d’épargne retraite populaire

Accessible à tout le monde, le Plan d’épargne retraite populaire (PERP) offre plusieurs avantages. D’abord, il vous permet de préparer votre retraite en prévoyant une source de revenus supplémentaires. Ensuite, il permet de déduire les cotisations de votre revenu imposable. Le plafond de la déduction est de 10 % des revenus professionnels nets perçus.

Par ailleurs, cette astuce pour payer moins d’impôts offre d’autres avantages. Premièrement, durant la période de constitution de l’épargne, les prélèvements sociaux ne sont pas supportés. Deuxièmement, le calcul du patrimoine taxable à l’impôt sur la fortune immobilière ne tient pas compte des sommes versées sur un PERP.

Investir dans des monuments historiques

Le titre « Monuments historiques » est attribué à certains biens immobiliers suivant une classification. Le dispositif de défiscalisation prend également en compte les biens inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

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La loi Monuments historiques vise à restaurer et préserver ces monuments tout en profitant d’une réduction fiscale. Si vous faites partie d’un ménage fortement imposé, ce conseil pour payer moins d’impôts vous sera d’une grande utilité.

Grâce à cet outil de défiscalisation, certaines charges peuvent être déduites de vos revenus fonciers et d’autres du revenu global du propriétaire. En ce qui concerne les revenus fonciers, il s’agit :

  • des charges de restauration et d’entretien ;
  • des intérêts d’emprunt liés à l’achat du bien ;
  • des travaux (sauf construction, agrandissement ou restructuration).

Si déficit foncier il y a, il peut être imputé au revenu global. En fonction de l’utilisation faite du bâtiment, d’autres avantages fiscaux s’offrent à vous. Cela concerne essentiellement l’ouverture ou non au public et la réalisation ou non de recettes.

Le bien ne génère pas de recette

Dans ce cas, le propriétaire peut procéder à l’imputation des charges suivantes :

  • 100 % des dépenses liées aux travaux ;
  • 50 % des charges si le bien n’est pas ouvert au public.
  • 100 % des charges si le bien est partiellement ou totalement ouvert au public.

Il faut préciser que l’ouverture au public répond à des conditions précises. Les visiteurs doivent être admis au moins 50 jours par an (dont 25 jours non ouvrables) entre avril et septembre.

Le bien génère des recettes

Si le monument historique génère des recettes, les avantages de cette astuce pour payer moins d’impôts sont répartis en deux catégories. Dans la première, le bien est ouvert au public et non occupé par le propriétaire. Ici, les charges et frais liés à la rémunération du personnel peuvent être déduits des recettes générées par les visites.

De même, le propriétaire peut opter pour une déduction sans justificatif. Cette déduction s’élève à un montant forfaitaire de 1 525 euros ou 2 290 € euros (si le parc est aussi ouvert au public). Si les lieux sont loués, les charges liées à la location sont imputables aux loyers.

Dans la deuxième catégorie, le bien est ouvert au public et occupé par son propriétaire. Dans ce cas, 75 % de la totalité des charges foncières peuvent être déduits des recettes liées à l’ouverture du bien au public. Les 25 % restants sont imputables au revenu global du propriétaire.

Conclusion

Il existe de nombreuses astuces pour payer moins d’impôt voire plus du tout. Bien entendu, elles ne sont pas toutes présentes dans cet article.

La meilleure façon pour réduire vos impôts est de contacter un juriste ayant une solide expérience en défiscalisation de revenus. En effet, ce dernier fera le bilan de vos revenus annuels et vous proposera des solutions adaptés à votre situation. Dans tous les cas, nous espérons que cet écrit vous à ouvert des portes par rapport à une future réduction d’impôt.